4 bonnes pratiques pour bien déclarer un sinistre

Septembre 2018

Souscrire les bonnes assurances pour protéger toute votre famille est essentiel, à condition de savoir les faire intervenir en cas de sinistre.

1. Déclarez en temps et en heure

À la suite d’un dégât des eaux, d’un incendie, d’un accident, relisez votre contrat afin de connaître le délai de déclaration de sinistre fixé par votre assureur. Il ne peut être inférieur à celui prévu par la réglementation, soit 2 jours en cas de vol et 5 jours dans tous les autres cas. Attention ! Le compte à rebours court à compter de la découverte des faits et non de leur survenance. Si vous étiez en vacances lors de l’incident et que vous le découvrez à votre retour, c’est cette date qui sera retenue comme point de départ.

2. Respectez le formalisme exigé

Sauf en matière d’assurance de dommages ouvrage, le Code de l’assurance n’impose aucun formalisme pour effectuer votre déclaration de sinistre. En théorie, un mail, un SMS, un courrier simple ou un appel téléphonique pourraient suffire. En pratique, mieux vaut effectuer votre déclaration par lettre recommandée avec avis de réception afin de pouvoir apporter la preuve de votre envoi, en cas de contestation.

3. Prenez les mesures d’urgence

Porte d’entrée forcée, fuite d’eau, tuiles arrachées… : n’attendez pas le passage de l’expert pour réagir. Dès la découverte du problème, adoptez les mesures d’urgence pour sécuriser les lieux et éviter l’aggravation de la situation. Changez ou faites réparer votre porte, appelez les pompiers, un plombier, coupez l’arrivée d’eau, de gaz, l’électricité, protégez votre toit, épongez l’eau, ventilez… Attention ! Si votre inaction devait alourdir le montant du préjudice indemnisable, l’assureur pourrait vous le reprocher.

4. Recueillez le maximum de preuves

Pour vous indemniser, l’assureur doit pouvoir corroborer vos dires avec des éléments tangibles : photos, factures, témoignages, dépôt de plainte, conservation des équipements endommagés, certificat médical, PV d’enquête dressé par la police ou la gendarmerie… Ainsi, si vous êtes victime d’un accident et que l’auteur des faits prend la fuite, vous devez avoir le réflexe de prendre le nom et les coordonnées des éventuels témoins. À défaut, en l’absence de caméra, rien permettra à la compagnie de savoir si vous vous êtes blessé seul ou pas ni d’éclaircir les circonstances de l’accident.