Coup de pouce financier à ses enfants

- 4 pistes pour donner un coup de pouce financier à vos enfants.
- Aider financièrement vos enfants, mode d’emploi.
- Soutien financier : ce que vous avez le droit de donner à vos enfants.

Octobre 2017

Première installation, mariage, naissance, divorce, chômage… en cas de nécessité, la solidarité familiale est toujours la bienvenue.

Les parents ont naturellement tendance à aider leurs enfants. Mais pas question pour autant de se démunir ni de se mettre l’administration fiscale à dos. Les règles à connaître.

1 - Les dons familiaux pour des sommes d’argent

Si vous avez moins de 80 ans et votre enfant plus de 18 ans, le don d’argent familial vous offre la solution optimale. Vous bénéficiez d’une exonération totale d’impôts à hauteur de 31 865 euros tous les quinze ans. Soit, pour un couple, la possibilité de donner, sans impôt – en espèces, par chèque, mandat ou virement – jusqu’à 63 730 euros à chacun de ses enfants. À noter : ce seuil est cumulable avec le plafond d’exonération pour les donations classiques, fixé à 100 000 euros par enfant tous les quinze ans. Attention ! Toute donation doit être mûrement réfléchie, car une fois réalisée, elle est irrévocable.

2 - Le prêt pour récupérer votre mise

Idéal pour apporter une bouffée d’oxygène en cas de difficulté ponctuelle sans s’appauvrir. Dès 760 euros, la rédaction d’une reconnaissance de dette est obligatoire. Il est également conseillé de l’enregistrer auprès des impôts (coût de 125 euros), de préciser le taux d’intérêt éventuel et de joindre un tableau d’amortissement. Enfin, si les sommes sont importantes, préférez un acte notarié afin d’éviter la requalification du prêt en don par l’administration fiscale !

3 - L’hébergement et/ou la pension alimentaire

Non seulement vous pouvez aider un enfant dans le besoin, mais il s’agit d’une obligation légale (articles 205 à 207 du code civil). Résultat, si la situation le nécessite et que vous deviez héberger et/ou soutenir financièrement votre fille ou votre fil à l’âge adulte, sachez que vous bénéficierez en contrepartie d’avantages fiscaux. Vous pourrez déduire de vos revenus imposables un montant forfaitaire annuel de 3 410 euros* (en 2017) si vous l’hébergez et jusqu’à 5 738 euros* maximum sur justificatifs s’il vit hors de chez vous. Ce dernier seuil passe à 11 467 euros* si votre enfant est célibataire chargé de famille, marié ou pacsé, qu’il vit dans un autre logement et que vous seul subvenez à ses besoins.

4 - La donation d’usufruit

Si vous comptez parmi les plus fortunés assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), il existe une astuce pour aider un de vos enfants et alléger votre fiscalité. Comment ? En lui accordant une donation d’usufruit temporaire sur un logement que vous possédez. Il pourra l’occuper gratuitement ou percevoir des revenus s’il le loue, et le bien sortira de votre assiette taxable sur la période déterminée (un an, trois ans, cinq ans…). En revanche, il devra être déclaré par votre enfant.



(*) Données 2017 applicables aux revenus de 2016.

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