Permis jeune conducteur : quoi de neuf en 2019 ?

Décembre 2018
Bonne nouvelle pour les conducteurs novices. À compter de 2019, il vous sera possible d'obtenir plus rapidement les 12 points de vote permis de conduire, et ainsi alléger vos primes d'assurance.

Les jeunes conducteurs : un régime spécial de permis de conduire


Aujourd'hui, les jeunes conducteurs commencent leur vie d'automobiliste en disposant seulement de 6 points sur leur permis.

Trois ans sont nécessaires (deux en conduite accompagnée), à raison de 2 points engrangés par an (3 points en conduite accompagnée), pour qu'ils fassent le plein des 12 points maximum que peut capitaliser un permis. À une condition : qu'ils ne commettent aucune infraction débouchant sur un retrait de points durant ce laps de temps !


Bon à savoir : Cette longue période d'essai n'empêche pas les dérapages : près de 25 % des accidents de la route impliquent des jeunes conducteurs.


Pour renforcer la formation des novices, la Sécurité routière a ainsi conçu une solution gagnant-gagnant : une fois le permis en poche, elle propose aux novices de suivre une formation complémentaire avec pour contrepartie la réduction de la période de probation d'un an.


Une formation complémentaire pour les jeunes conducteurs


Pour réduire à deux ans la période de probation (18 mois en cas de conduite accompagnée), à compter du début 2019, les jeunes conducteurs pourront suivre une formation complémentaire en auto-école ou dans une association agréée « qualité des formations au sein des écoles de conduite ».


Facultative, cette formation d'une journée portera sur l'approfondissement de la conduite et la sensibilisation aux dangers de la route. Elle devra être effectuée entre le 6e et le 12e mois suivant l'obtention du permis de conduire.


Un coût à la charge du conducteur, mais compensé par la baisse de l'assurance


Le coût de cette formation sera à la charge du titulaire du permis. Mais, en contrepartie, cette dépense supplémentaire devrait avoir un effet bénéfique sur les cotisations d'assurance automobile acquittées par les jeunes conducteurs.


En effet, durant la période probatoire, la plupart des compagnies et mutuelles pratiquent des tarifs majorés pour les permis classiques avec des surprimes pouvant atteindre jusqu'à 100 % de la cotisation de base la 1re année, 50 % la 2e et 25 % la 3e ainsi que des franchises plus élevées.


La réduction de la période probatoire, ramenée de trois à deux ans, devrait en toute logique s'accompagner d'une modération des primes jeunes conducteurs.


© Uni-médias - décembre 2018